Une approche sensible

Tout passionné d’horlogerie se souvient de son premier contact avec la mesure du temps. Le mien est celui d’une FlikFlak avec bracelet en tissu Harry Potter, offerte par mes parents alors que j’avais tout juste sept ans. Il s’ensuivra, pendant des années, une myriade d’Ice Watch, toutes plus colorées les unes que les autres.

C’est en récupérant la montre de mon arrière-grand-père, à treize ans, que j’ai mis le pied dans l’univers sans fin de l’horlogerie mécanique. Il s’agit d’une Astin, un chronographe au diamètre contenu, en acier et plaqué or, équipé d’un Venus 188, que je porte toujours aujourd’hui.

La proximité que l’on a avec une montre, induite par le fait de la remonter avant de la porter, de l’admirer un peu avant de la passer au poignet, m’a tout de suite saisi, au point de chercher à comprendre ce qui anime ce garde-temps. Lectures, vidéos, rencontres : tâcher de comprendre le fonctionnement de cette montre a été l’élément qui a lancé une passion et un affect sans nom.

C’est progressivement que j’ai mis les mains dans cet univers mécanique. Des premières montres de brocante ouvertes avec seulement quelques outils à la constitution d’un atelier me permettant la révision et la restauration de montres de tout âge et de toute gamme. Aujourd’hui, ma mission est la transmission et la mise en avant de ce savoir-faire historique. À l’heure du tout numérique, avoir au poignet un objet mécanique qui peut se transmettre de génération en génération nous rappelle la beauté intemporelle de l’horlogerie.